Entre les Outre-Mer (Antilles, Guyane, Réunion) et la Métropole, les esclaves Noirs de son arbre généalogique en mémoire, Charlotte Girard a la révolte chevillée au corps. Un sens de l’égalité et une conscience politique que son séjour humanitaire au Rwanda, au moment du génocide, va achever de forger. « J’avais 19 ans et ce fut un choc humain et politique. J’ai compris que l'action humanitaire en général ne suffisait pas et qu’il fallait s’engager politiquement », se souvient-elle.

Étudiante en droit, elle se spécialise en droit public avec un intérêt particulier pour la puissance de l'Etat. Le 21 avril 2002, au lendemain de la défaite du Parti socialiste au premier tour de l’élection présidentielle, elle décide d'y prendre sa carte. Première grande campagne : le référendum sur le Traité constitutionnel européen. Contre la décision de son parti d'approuver le Traité, elle se tourne alors vers l’aile gauche du parti et rencontre François Delapierre et Jean-Luc Mélenchon. Ensemble, ils font de l’association PRS (Pour la République Sociale) l'outil de la victoire du Non au Traité constitutionnel européen. Ce sera l'amorce du Parti de gauche dont elle membre fondatrice.

Pendant la campagne présidentielle de 2012, elle anime avec énergie les meetings du candidat du Front de gauche. « Tâche anodine à première vue, explique-t-elle, c'est devenu le secret de la bonne tenue des meetings : aide à la prise de conscience collective de la signification politique de notre campagne, mise en valeur des orateurs, ambiance chaleureuse ».

Aujourd’hui, Charlotte Girard enseigne le droit constitutionnel et la théorie du droit à l’Université Paris X. Avec Jacques Généreux, professeur de sciences économiques à Sciences Po, elle est la co-responsable de l’élaboration du programme de La France Insoumise, L’Avenir en commun.

L'élaboration participative de ce programme est une des conséquences concrètes du choix de Jean-Luc Mélenchon de créer, non pas un parti, mais un mouvement citoyen pour la 6ème République et la règle verte. « Le peuple doit faire irruption dans le processus constituant et briser le petit cercle oligarchique, précise Charlotte Girard. De plus, le souci de la sauvegarde de l’écosystème témoigne d'un nouvel intérêt général humain et redéfinit ce que doit être le socialisme du 21ème siècle ».

Avec plus de 7 millions de voix au premier tour, la campagne de Jean-Luc Mélenchon est une belle réussite : la révolution citoyenne a commencé. Les élections législatives de juin sont l’occasion de poursuivre le combat et de porter à l’Assemblée nationale une véritable majorité de transformation sociale. Charlotte Girard habite depuis plusieurs années à Sainte-Geneviève-des-Bois où elle est représentante de parents d'élèves et impliquée dans l'opposition municipale depuis les élections de 2014 au sein d'une liste "Place au peuple de Sainte-Geneviève". C’est donc tout naturellement qu’elle propose sa candidature dans la Xème circonscription au nom de La France Insoumise.

Ma chaine YouTube

Instagram