Le nouveau Gouvernement est arrivé ! Comme le Beaujolais. Des ministres fraîchement nommés avec des idées réchauffées. La ligne est donnée. Les ministères économiques sont attribués à des hommes issus de LR, une droite thatcherienne assumée, de Edouard Philippe à Bruno Lemaire, le plus à droite de la primaire. S'ils ont une majorité parlementaire, la réforme du code du travail au pas de charge aura bien lieu.

"En même temps" (macronisme bien connu), il y a un ministre moins marqué par ces options libérales : Nicolas Hulot à l'écologie. Bien joué. Sauf que, le premier d’entre eux est un ancien chef lobbyiste chez Areva, le géant mondial du nucléaire. En cas d'opposition entre ces deux ministres, qui l'emportera ? Celui que le Président choisira. Nous sommes bien en Ve République.

Et pendant ce temps, les candidatures aux législatives s’empilent selon des attelages parfois peu ragoutants. Ici une vieille alliance PCF-PS ressurgit et l’on découvre en creusant un peu que ce bout du PS a aussi des représentants dans le mouvement d’Emmanuel Macron. Là un regroupement entre un banni d’En Marche investi par le PS et l’édile PS du coin en tout petit, le tout sans logo car ça pourrait se voir.

La France insoumise avait prévenu : toutes les candidatures paritaires désireuses de porter sincèrement le programme « l’Avenir en commun » seront les bienvenues. Une seule garantie : une fois élu.e.s nous voterons d’un commun accord pour faire prévaloir notre projet humaniste, social et écologique. Le résultat est là : les candidatures de la France insoumise sont paritaires, diverses et représentatives de l’arc de forces allant des candidatures citoyennes aux Verts en passant par nos alliés communistes ayant fait la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Nous sommes les mieux placés pour faire face dans la clarté à la politique annoncée par le Président Macron. Faire face, c’est remplacer l’actuelle majorité macrono-compatible dont une partie a déserté ses appareils respectifs pour rejoindre En Marche. Car si nous l’emportons les 11 et 18 juin prochains, le Président n’aura d’autre alternative que de choisir dans nos rangs celui qui animera un Gouvernement dont la feuille de route se trouve dans l’Avenir en commun. On a une idée de celui qui incarnerait le mieux cette orientation. Et nous n’aurons pas de mal à en convaincre le Président.

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