Partout l'alternative est menacée. D'abord parce que nous sommes en Ve République. Quoique l'ascension de En Marche ! aux initiales du candidat tout neuf ait été fabriquée de toutes pièces, le résultat est là : Macron règne. Sauf une majorité insoumise face à lui le 19 juin, rien ne l'arrêtera. Or l'inversion du calendrier en 2001 et la réforme du quinquennat ont synchronisé les élections présidentielle et législatives. Si bien que les législatives ne sont là que pour donner au Président fraîchement élu la majorité qui lui permettra d'actionner tous les leviers du pouvoir d’État.

Ensuite parce que notre État est l'un des États moteurs de l'Union européenne. Le libéralisme économique dans une de ses formes les plus radicales y domine. There is no alternative est devenue la devise de l'Union et Macron s'y plie bien volontiers. Sa stratégie du ni droite ni gauche n'en est qu'une application maintenant répandue en Europe, au sein notamment d’États comme l'Allemagne ou l'Italie. La gouvernance des institutions européennes a pris le même chemin depuis longtemps : au Parlement mais aussi au Conseil et à la Commission, la « grande coalition » des partis démocrates garantit la mise en œuvre sans faille d'un programme économique préétabli.

Reprendre la main suppose d'abord que la campagne législative n'en rabatte pas sur le programme L'Avenir en commun ; surtout dans la dernière semaine. Il faut saisir toutes les opportunités pour l'expliquer et le présenter comme une alternative crédible : ateliers des lois, porte à porte, réunions d'appartement ou pieds d'immeubles. Tout est bon pour aller au contact de la population et raconter L'Avenir en commun.
1) C'est ce qui a fait le succès de la présidentielle.
2) C'est un bon moyen de supporter la pression qu'on nous inflige dans ce combat à armes inégales.

L'atout numéro 1, c'est que tout le monde peut se saisir du programme parce que les arguments sont rationnels et à la portée du plus grand nombre. L'atout numéro 2, c'est que nous sommes les seuls à avoir un programme cohérent. L'atout numéro 3, c'est que tout le monde peut y trouver son compte, même les plus aisés, car ce n'est pas un programme d'exclusion.
Les médias macronisés avec leurs satellites politiciens coalisés nous livrent une lutte sans merci. Cette adversité doit cependant nous alerter sur la faiblesse de ce pouvoir : c'est parce que sa base est fragile que sa propagande est agressive. Il y aura donc paradoxalement une prise de conscience : la révolte qu'il va engendrer sera à la hauteur de la violence des attaques. Et comme les attaques visent l'intérêt général, la révolte sera celle du peuple.

Dimanche prochain, votez pour le programme du peuple : L'Avenir en commun !

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